les auteurs publiés par métalepse ne constituent ni une école, ni un courant, ni une génération.

ils partagent autre chose :
une attention au langage, au rythme, au non-dit.
une manière d’écrire qui ne cherche pas l’effet immédiat, mais la justesse.
une confiance accordée au lecteur.

métalepse n’assemble pas des livres isolés. elle construit, dans le temps, une communauté de voix singulières, réunies par une exigence commune et par le dialogue.

 

Gilles Pétel

Agrégé de philosophie, Gilles Pétel a longtemps enseigné à l’étranger avant de s’établir à Paris. Il est l’auteur de plusieurs romans publiés chez Fayard et chez Stock. Passionné de photographie, il a exposé en février dernier à Paris à la galerie « Le Génie de la Bastille » une série consacrée aux plages. Il collabore régulièrement à la revue culturelle en ligne « Délibéré » (delibere.fr)

Bertrand Duthoit

Il aime ne pas trop en dire, et s’y tient assez bien.

Il préfère l’essentiel aux longues explications : le temps passé en famille et les longues promenades en Chartreuse. Il en arpente les sentiers en s’efforçant de ne jamais les connaître assez, pour le plaisir de les redécouvrir encore.

Son parcours professionnel a déjà pris plusieurs formes et en prendra sans doute d’autres. Autant attendre que cela se stabilise avant d’en dire davantage.

Il n’a, pour l’instant, commis qu’un seul roman, par inadvertance sans doute.

Victoria Anaton

Elle a fait de la radio, de la presse écrite, beaucoup de dessins et des chroniques d’audience en France. Elle vit depuis 20 ans à Yafo, en Israël. Elle enseigne et a même fini par ouvrir une galerie d’art (ce pays rend fou). Plus concrètement, elle est surtout la mère dépassée de trois merveilles de gosses et réussit très bien le clafoutis, le crumble et le tiramisu.

 

Marc Jaffeux

Marc Jaffeux a écrit des pièces radiophoniques et des livrets pour la musique, et a publié huit livres. Il s’est intéressé de près aux avant-gardes et aux limites, semble-t-il insurpassables, vers lesquelles ces mouvements ont poussé le roman.

Son écriture est souvent plurielle, en une mosaïque de styles et de tons qui ne tient ni du collage ni du pastiche, mais du sentiment qu’écrire, comme vivre, est en soi une fiction. Elle donne une attention particulière aux faits infimes, aux détails insignifiants, à ce que le regard ignore le plus souvent — autant de signes qu’elle dramatise et creuse, jusqu’à basculer dans le fantastique ou l’extravagance.

 

 

 

publier chez métalepse, ce n’est pas seulement faire paraître un texte, c’est entrer dans une maison.

chaque livre s’inscrit dans un ensemble, et engage la cohérence de la maison autant que la singularité de son auteur.

c’est à partir de cette exigence que s’organise l’accueil des manuscrits.

devenir auteur

métalepse publie des romans contemporains.

nous nous intéressons à des textes aboutis, portés par une voix identifiable, écrits pour rechercher une complicité avec un lecteur, pas pour le plus grand nombre, et ouverts au travail éditorial.

proposer un manuscrit à métalepse suppose d’avoir pris le temps de lire la ligne de la maison, et de se demander si le texte peut réellement s’y inscrire.

ce que nous recherchons

nous recherchons des textes :

  • qui font confiance au lecteur,
  • qui accordent une attention particulière au langage, à la forme et au rythme,
  • qui ne cherchent ni l’effet immédiat ni la simplification,
  • qui acceptent la nuance, l’ambiguïté, parfois la fragilité,
  • qui peuvent entrer dans un dialogue éditorial exigeant.

nous recherchons des auteurs désireux d’inscrire leur travail dans une maison, plutôt que de publier un texte isolé.

ce que nous ne recherchons pas

nous ne recherchons pas :

  • des manuscrits envoyés en masse, sans ciblage ni attention portée à notre ligne éditoriale,
  • des textes inaboutis ou encore à l’état de projet,
  • des propositions formatées ou fondées sur l’imitation, lorsqu’elles ne s’accompagnent pas d’un déplacement ou d’un geste d’écriture propre,
  • des récits conçus prioritairement pour répondre à une attente de marché,
  • des témoignages ou récits autobiographiques dont l’enjeu principal relève de l’expression personnelle, plutôt que d’un travail littéraire sur la forme.

ces exclusions ne relèvent pas d’une posture, mais d’une cohérence éditoriale assumée.

le travail éditorial

lorsqu’un manuscrit est retenu, il fait l’objet d’une lecture attentive.

certains textes appellent des échanges, des déplacements, parfois des réécritures.
ce travail se fait dans le dialogue, sans automatisme ni recette.

nous concevons l’édition comme un compagnonnage, fondé sur l’exigence, la confiance et le respect du texte.

les principes du contrat d'édition

métalepse publie les livres à compte d’éditeur.

aucune participation financière n’est jamais demandée aux auteurs.

le contrat d’édition proposé par métalepse est conforme au droit français et repose sur quelques principes clairs :

  • une rémunération proportionnelle sur les ventes,

  • une distinction explicite entre exploitation papier et exploitation numérique,

  • une durée de cession limitée,

  • une reddition des comptes régulière et transparente,

  • un engagement réel d’exploitation de l’œuvre.

le contrat est conçu comme un cadre de confiance, au service du texte et de l’auteur, et non comme un dispositif de transfert de risque.

le traitement des manuscrits

nous savons ce que représente l’envoi d’un manuscrit.

lorsqu’un texte ne correspond pas à la ligne éditoriale de métalepse, l’auteur en est informé sous deux semaines.

au-delà de ce délai, cela signifie que le manuscrit est en cours de lecture attentive.

nous ne pratiquons ni les délais indicatifs de plusieurs mois, ni les réponses implicites, ni la fiction selon laquelle l’absence de réponse vaudrait refus.

le silence n’est pas une politique éditoriale.

métalepse ne demande aucun manuscrit papier.
demander à un auteur d’imprimer, relier, affranchir et envoyer un texte pour ne pas lui répondre ensuite nous semble relever d’une époque révolue.

nous avons une autre conception du respect des auteurs, qui commence par la lecture réelle des textes.